Fixation du loyer en 2025 : règles, astuces et erreurs à éviter pour un loyer rentable et légal !
- 3 minutes de lecture
Fixer le bon montant pour son loyer est une étape essentielle en gestion locative. Un loyer trop élevé risque de repousser les locataires et allonger la vacance locative, tandis qu'un loyer trop bas peut impacter votre rentabilité. Alors, comment fixer le loyer d'un logement en 2025 de manière juste et conforme à la réglementation ? Cet article vous guide à travers les critères essentiels, les lois en vigueur et les bonnes pratiques à adopter.

Comment fixer un loyer adapté à son bien ?
Quels sont les critères qui influencent le loyer ?
Le prix du loyer d'un logement dépend de plusieurs critères :
- Localisation : un bien situé en centre-ville ou proche des transports en commun sera plus cher.
- Surface et disposition : le prix au m² varie selon la taille du bien.
- Qualité du logement : rénovation récente, isolation, équipements.
- Type de location : un logement meublé se loue en général plus cher qu’un logement vide.
- Présence d'équipements supplémentaires : ascenseur, balcon, parking, vue dégagée.
Un logement situé dans un quartier prisé ou bien desservi peut voir son loyer augmenter de 10 à 20 % par rapport à un secteur moins attractif.
Quelles sont les réglementations et les plafonds de loyer en 2025 ?
Comment fonctionne la fixation du loyer en zone détendue ?
En zone détendue, le loyer est librement fixé entre le bailleur et le locataire. Toutefois, depuis le 24 août 2022 (1er juillet 2024 en outre-mer), un logement classé F ou G ne peut pas voir son loyer augmenter lors d'une nouvelle location.
Quelles sont les règles en zone tendue ?
En zone tendue, la fixation du loyer est encadrée. Le loyer doit être identique à celui du précédent locataire, sauf dans les cas suivants :
- Le logement est loué pour la première fois ou n’a pas été loué depuis 18 mois.
- Des travaux d’amélioration ont été réalisés pour un montant au moins égal à la dernière année de loyer.
- Le loyer précédent était manifestement sous-évalué.
- Une révision annuelle liée à l’Indice de Référence des Loyers (IRL) n’a pas été appliquée.
Certaines grandes villes comme Paris, Lyon, Bordeaux ou Montpellier appliquent également un encadrement complémentaire des loyers, avec un loyer de référence majoré à ne pas dépasser sous peine de sanctions.
Comment estimer un loyer de marché ?
Quelles méthodes pour comparer son loyer avec le marché ?
Pour évaluer le juste prix d’un loyer, il est utile de consulter :
- Les annonces immobilières sur des sites comme SeLoger ou PAP.
- Les observatoires de loyer (ANIL, Clameur).
- Les données de l’INSEE sur les prix moyens du m².
En analysant ces sources, il est possible d'ajuster son loyer afin de maximiser son attractivité tout en restant compétitif.
Quels éléments spécifiques peuvent impacter le prix du loyer ?
Un logement bien situé, rénové et équipé peut justifier un loyer plus élevé. À l’inverse, certains défauts peuvent limiter son prix :
- Sanitaires sur le palier ou équipements vétustes.
- Mauvaise isolation thermique et phonique.
- Vis-à-vis direct à moins de 10 mètres.
Un logement avec des défauts peut voir son loyer réduit de 5 à 15 % par rapport au marché local.
Les erreurs à éviter lors de la fixation du loyer
Quels sont les risques d’un loyer mal fixé ?
Un loyer mal fixé peut impacter la rentabilité du bailleur et compliquer la location. Voici les erreurs courantes à éviter :
- Fixer un loyer trop élevé : risque d’allonger la vacance locative et de décourager les candidats locataires.
- Sous-évaluer son bien : impact direct sur la rentabilité et risque de perte financière.
- Ignorer la réglementation : non-respect des plafonds et encadrements peut entraîner des sanctions.
Un loyer trop élevé peut augmenter la vacance locative de 30 à 50 %, entraînant une perte de revenus significative.
Comment justifier une augmentation du loyer ?
Dans quelles situations peut-on légalement augmenter un loyer ?
L’augmentation d’un loyer doit être justifiée et respecter la législation en vigueur. Voici les principales raisons légitimes :
- Indexation sur l’Indice de Référence des Loyers (IRL) : publiée par l’INSEE, cette indexation permet une augmentation annuelle réglementée.
- Réalisation de travaux d’amélioration : modernisation, équipements neufs ou mise en conformité du logement.
- Loyer sous-évalué : si le loyer précédent était manifestement inférieur au marché, une réévaluation peut être demandée sous conditions.
En zone tendue, l’augmentation du loyer après travaux est plafonnée à 15 % du coût réel des travaux TTC.
Conclusion
Fixer le bon loyer est une étape décisive pour garantir la rentabilité locative tout en respectant la loi. Pensez à vérifier régulièrement les indices et les réglementations en vigueur pour adapter votre loyer.
👉 Gagnez du temps avec Lokappy, l’outil de gestion locative qui simplifie la fixation des loyers et la gestion de vos locations !